Communiqué : L'intersyndicale douanes d'Auvergne (CTFC, CGT, SNCD, UNSA) auprès de Laurent WAUQUIEZ
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L'intersyndicale
douanes d'Auvergne
(CTFC, CGT, SNCD, UNSA)
a rencontré le ministre
Laurent WAUQUIEZ,
porte-parole du gouvernement
Un événement dont il peut être tiré parti au niveau national ! |
Le 26 novembre 2007, les agents du bureau du Puy en Velay ainsi que les représentants du personnel des douanes d'Auvergne ont rencontré M Laurent WAUQUIEZ, porte-parole du gouvernement.
Ils lui ont fait part des incertitudes qui planent sur le maintien du dédouanement au sein de ce bureau.
Cette entrevue s'est déroulée en deux temps :
· Rencontre entre le ministre et les agents du bureau :
Les organisations syndicales n'étaient pas présentes.
Le receveur du bureau a indiqué de manière précise et détaillée les fonctions exercées par chacun des agents, en insistant sur la qualité du service rendu par chacun d'entre eux compte tenu de la diversité des besoins ressentis par les différentes catégories d'opérateurs.
Ensuite, les agents ont fait part de leurs préoccupations à propos de l'avenir du bureau.
A la demande de M. Wauquiez, ils ont pu expliquer leur situation personnelle, et lui faire part de l'ensemble des activités au titre desquelles chacun assure une action permanente sur le site.
Dans ce cadre, le ministre a indiqué que la situation personnelle des agents est selon lui un élément à prendre en compte et que ceux-ci « ne sont pas des numéros ».
· Audience accordée au organisations syndicales :
Etaient présents : Thierry Pradier CFTC, Gilbert Lartigau CGT, Jean-Louis Plasse SNCD, Patrick Malassagne UNSA.
A la suite de la demande formulée par le SNCD, après accord préalable des autre OS, une intersyndicale a été constituée au niveau régional. Le ministre a accepté de la recevoir.
.../...
L'ensemble des OS a insisté sur la nécessité du maintien d'un service public adapté à l'environnement économique et industriel départemental, d'autant plus que, selon le ministre lui-même, les responsables d'entreprises ont manifesté leur satisfaction et leur attachement à cette présence compte tenu de la qualité du service rendu localement.
Le représentant du SNCD a appelé l'attention du ministre sur les trois points suivants :
· Il lui a fait part du vif émoi qui a été ressenti par l'ensemble des personnels à la suite de la mise en cause de notre administration par le candidat à la présidence de la république. Il a été rappelé que les douaniers ne représentaient que 1 % de la fonction publique d'Etat et que les missions qui leur ont été confiées depuis près de deux siècles conservent leur actualité même si l'on est passé d'un cadre purement national à un cadre désormais communautaire.
· Il a rappelé par ailleurs que notre administration depuis 1993 avait démontré sa capacité de réactivité, son souci de maintenir un service public de qualité dans une période marquée par des réformes successives de grande ampleur : mise en place du GMI, introduction de l'Euro, réformes internes des diverses branches d'activité de la douane.
· Il a insisté sur le fait qu'un climat d'incertitude pesait depuis de nombreuses années sur l'avenir de nos structures internes et par là même sur la carrière de l'ensemble des agents. Les initiatives actuelles de l'Administration ont généré un climat d'incertitude généralisée. Le SNCD appelle à une réflexion à moyen/long terme sur les missions fondamentales de notre administration et en particulier sur une évolution qui permettrait un rapprochement voire une synergie avec l'ensemble des administration chargées de contrôler les flux de marchandises et en particulier avec la DGCCRF. Cette évolution ne serait-elle pas le gage d'une meilleure efficience de l'Etat dans le domaine économique ?
Le SNCD ne peut se satisfaire d'une formule tendant à créer un espace sur-administré, les grandes plateformes, et un espace sous-administré, le reste de la France... « Roissy et le désert français » ne seront pour nous jamais d'actualité.
Cette rencontre avec cet élu local, membre du gouvernement, a permis de vérifier son haut niveau de préoccupation à propos de tout ce qui peut influer défavorablement la croissance économique locale.
On peut souligner que cet échange a été fructueux car il a permis au ministre de se rendre compte de la polyvalence d'un service douanier ainsi que de son rôle charnière au carrefour de multiples activités économiques hautement pourvoyeuses d'emplois particulièrement nécessaires en zones rurales : transport et logistique, assurances, manutention, stockage...
Le service public douanier, comme l'ensemble des autres services de l'Etat devrait être pris en compte dans une politique globale et prioritaire d'aménagement du territoire
En effet, si le développements des grands centres urbains en matière douanière doit être soutenu, celui-ci ne doit en aucun s'opérer au détriment du reste du territoire.
REFORME DU DEDOUANEMENT EN AUVERGNE : LA REALITE DE TERRAIN PRENDS LE PAS SUR L'APPROCHE TECHNOCRATIQUE |
Didier Greffet. Jean-Louis Plasse
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